martes, 16 de octubre de 2012

LE GRAND ATELIER DU MIDI


13 juin - 13 octobre 2013

De Cézanne à Matisse

Musée Granet d’Aix-en-Provence

De Van Gogh à Bonnard

Palais Longchamp, musée des Beaux-Arts de Marseille

Cette exposition est organisée à Marseille et à Aix-en-Provence par Marseille-Provence 2013, Capitale européenne de la culture, la Ville de Marseille - Musée des Beaux-Arts, la Communauté du Pays d’Aix - Musée Granet et la Réunion des musées nationaux – Grand Palais oct.-12
 
Au coeur de Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture, l’exposition Le Grand Atelier du Midi est sans conteste un des événements-phares parmi les centaines de projets et propositions culturelles de l’année 2013. Conçue comme un diptyque, cette exposition se déroule au Palais Longchamp à Marseille et au musée Granet d’Aix-en-Provence, réunissant près de 200 chefs-d’oeuvre de la peinture entre 1880 et 1950-1960. À partir de deux figures tutélaires de la modernité, Vincent Van Gogh et Paul Cézanne, les oeuvres présentées cherchent à expliciter comment le Midi, au sens large, du nord de l’Espagne au nord de l’Italie, avec quelques incursions en Afrique du Nord, a été un fabuleux laboratoire pour l’élaboration de la modernité en peinture.
 
Le traditionnel débat de la forme et de la couleur anime les chapitres de l’exposition, qui démontre que ces termes habituellement opposés se trouvent intimement mêlés dans une complémentarité révélée par la célèbre phrase de Cézanne « quand la couleur est à sa richesse, la forme est à sa plénitude ». Nombreux sont les artistes du XXe siècle qui se sont référés soit à Van Gogh pour l’expression du moi par l’exaltation de la couleur, soit à Cézanne pour la recherche sur la forme comme réalisation de la quête d’une « harmonie parallèle à la nature ».

« De Cézanne à Matisse »

« De Cézanne à Matisse », sous-titre de l’exposition aixoise au musée Granet, s’attache plus particulièrement à l’expression de la forme, inlassablement poursuivie par Cézanne, ce « père de l’art moderne », et qui connut notamment avec les cubistes Braque et Picasso mais aussi Matisse, des développements majeurs durant le XXe siècle.

Depuis les premiers voyages de Renoir et Signac et notamment leur découverte d’un obscur petit port de pêche, Saint-Tropez, c’est l’histoire de ce tropisme solaire qui fera du Midi un carrefour d’idées, une terre d’échanges, qui verra les prémisses de la modernité et son épanouissement. L’Estaque recevant Renoir et Cézanne, Matisse peignant à Nice, Picasso installant ses ateliers à Antibes, Cannes, Mougins : le Midi concentre les expériences plastiques de la lumière, de la couleur et de la forme, et s’ouvre sur des champs d’investigation multiples autour du motif.
 

Pour Picabia, Masson et dans une certaine mesure Picasso, le Midi devient une terre d’élection. Leur importante production va aussi révéler une autre dimension du paysage, tragique, funèbre. Si le Midi est le paradis retrouvé, l’ailleurs toujours rêvé où l’exotisme commence déjà (Gauguin ne dit-il pas que Cézanne est « un oriental » ?), il est tantôt sombre, tantôt solaire.

Face au soleil du Midi, élément qui découpe les formes, les ordonne dans un équilibre harmonieux, les préoccupations des artistes les conduiront à l’invention d’une écriture abstraite, lyrique ou géométrique, sublimée par la lumière d’un Nicolas de Staël.

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