À partir du 27 juin au 15 nov. 2026
Du 27 juin au 15 novembre 2026
Fondation Maeght
Intitulée Ellsworth Kelly - Aux bords de l’eau, l’exposition
explorera – pour la première fois – la présence d’eau dans l’œuvre de
l’artiste, à travers une approche à la fois iconographique et méthodologique,
dirigée par le commissaire invité Éric de Chassey, un expert de premier plan
sur l’artiste.
Avec son analyse thématique sans précédent, cette exposition
promet d’être une contribution importante à l’histoire de l’art, offrant un
regard neuf sur le travail d’Ellsworth Kelly et ses méthodes de travail.
Figure majeure de l’art américain, Kelly (1923–2015) est reconnu pour ses œuvres abstraites de grande envergure, qui maintiennent une relation précise avec le monde visible. Tout au long de sa vie, il a été attiré par les environnements aquatiques — de la Belle-Île et la Côte d’Azur à New York et les Caraïbes — où les expériences de regarder l’eau ont donné naissance à des dessins, collages, peintures et sculptures. Plutôt que de représenter des paysages, Kelly a traduit la perception même de l’eau : sa couleur changeante, sa lumière et sa surface.
L’exposition rappelle également le lien précoce et durable
de Kelly avec la famille Maeght. De retour en France en 1948, il exposa à la
Galerie Maeght à Paris et séjourna régulièrement chez la famille à
Saint-Paul-de-Vence, nouant une amitié avec Adrien Maeght qui dura toute sa
vie.
« Dans mes tableaux, je n’invente pas ; mes idées viennent
d’une enquête constante sur l’apparence des choses. », Ellsworth Kelly.
https://www.saint-pauldevence.com/en/fiches/expositions-et-vernissages/exposition-aux-bords-de-leau-de-ellsworth-kelly/
L'art romain du Louvre au Musée de la Romanité
MUSÉE DE LA ROMANITÉ
DU 11 JUIN 2026 AU 10 JANVIER 2027
Un monde d'imagesÀ Nîmes, le monde romain n'est pas un souvenir : c'est une géographie. La Maison Carrée est intacte, les Arènes reçoivent encore des spectateurs, la Tour Magne domine la ville comme elle la dominait au premier siècle. Quand le musée du Louvre confie, le temps d'un été et d'un automne, sa collection d'antiquités romaines au Musée de la Romanité, c'est presque un retour à la maison. Et l'occasion d'une proposition rare : montrer ces œuvres comme les Romains les voyaient.
Car l'art romain, tel que les collectionneurs du XIXᵉ siècle et les musées modernes nous l'ont légué, est un malentendu. Portraits impériaux, sarcophages sculptés, mosaïques domestiques, vases précieux : ces objets qui remplissent aujourd'hui les vitrines ne furent jamais conçus pour être contemplés hors de leur contexte. Ils agissaient.
Un portrait dynastique julio-claudien valait acte de loyauté ; une Victoire impériale fonctionnait comme un slogan ; une coupe en bronze de Césarée reliait le citoyen à sa cité ; le relief « de Domitius Ahenobarbus » inscrivait le rituel du cens dans la pierre elle-même.
Le parcours s'ouvre sur une confrontation : un casque de gladiateur de Pompéi, richement décoré, face à un fragment de peinture murale devenu « œuvre » une fois placé sous verre.
Tout est dit. Les quatre conservateurs du Louvre et de la Romanité défont le réflexe esthétique pour rappeler ce que notre siècle d'Instagram connaît mieux qu'il ne le croit : une civilisation saturée d'images n'est pas une civilisation de l'art. C'est une civilisation de la preuve.
MUSÉE DE LA ROMANITÉ
Jusqu'au 10 janvier 2027
16 bd des Arènes, 30000 Nîmes


No hay comentarios:
Publicar un comentario