Nota de prensa
En el marco de la conmemoración internacional del centenario del nacimiento de Robert Rauschenberg (1925–2008), el Museo Nacional Thyssen-Bornemisza, con el apoyo de la Robert Rauschenberg Foundation, presenta una instalación especial en torno a Express (1963), una de sus pinturas serigrafiadas más representativas, perteneciente a la Colección Thyssen-Bornemisza.
La instalación propone nuevas perspectivas sobre esta pieza clave en la trayectoria del artista. A través de ella se exploran tanto las fuentes de su rica iconografía como el impulso experimental que llevó a Rauschenberg a eliminar fronteras entre disciplinas y a colaborar con creadores de ámbitos como la danza, la performance, las artes visuales o la ciencia. También se dedica atención a la importancia de esta obra en su consagración internacional, al recibir en 1964 el Gran Premio de Pintura de la Bienal de Venecia.
COLETTE. BNF
La Bibliothèque nationale de France consacre une grande
exposition à Colette (1873 - 1954), figure essentielle de la littérature du XXe
siècle. Classique ou moderne ?
Libre ou entravée ?
Moraliste ou amorale ?
Engagée ou apolitique ? Authentique ou artiste du « demi-mensonge » ? Romancière,
journaliste, scénariste, publicitaire, comédienne ? La
femme et ses doubles littéraires n’en
finissent pas d’interroger et de fasciner.
L’exposition, avec plus de 300 pièces, dessine les mondes
d’une femme indépendante, souvent en avance sur son temps, qui a su construire
une œuvre novatrice, audacieuse, parfois transgressive, toujours d’une
étonnante actualité.
Manuscrits, peintures, photographies, estampes et quelques
objets emblématiques viennent éclairer les thèmes traversant l’œuvre et la vie
de Colette – le féminin, l’identité, l’émancipation, la nature, le désir – mais
aussi le jeu de miroir permanent entre l’autrice du Blé en herbe et ses
personnages, entre fiction et écriture de soi.
L’exposition, avec plus de 300 pièces, dessine les mondes
d’une femme indépendante, souvent en avance sur son temps, qui a su construire
une œuvre novatrice, audacieuse, parfois transgressive, toujours d’une
étonnante actualité. Manuscrits, peintures, photographies, estampes et quelques
objets emblématiques viennent éclairer les thèmes traversant l’œuvre et la vie
de Colette – le féminin, l’identité, l’émancipation, la nature, le désir – mais
aussi le jeu de miroir permanent entre l’autrice du Blé en herbe et ses
personnages, entre fiction et écriture de soi.
L’exposition en bref
Colette, pionnière de l’autofiction
Croisant la présentation de livres et de manuscrits avec un
dispositif visuel très riche fait de photographies, estampes et peintures,
extraits de films et d’entretiens, projections sur grand écran et
réinterprétation d’un costume de scène, l’exposition est à la fois immersive et
réflexive. Elle est organisée en cinq grandes sections thématiques, croisant la
double chronologie des publications et de la vie de Colette.
Chacune des
parties restitue l’expérience que constitue la lecture de l’œuvre de Colette, dans
sa profonde sensibilité et sa richesse interprétative, tout en revenant sur la
relation étroite qui s’est toujours nouée, chez l’autrice, entre l’écriture et
la vie. La Naissance du jour (1928) est l’une des œuvres qui en témoigne le
plus explicitement.
Manuscrit et correspondance montrent comment Colette
reprend et transforme les lettres de sa mère, Sido, pour écrire ce livre par
lequel, passé la cinquantaine et après un second divorce, l’écrivaine cherche à
se construire un « modèle » venant redéfinir son rapport à l’amour et au
passage du temps.
Les manuscrits montrant sa collaboration avec Willy,
Claudine en ménage (1902), Claudine s’en va (1903) et Minne (1904), permettent
pour leur part de se faire une idée précise des débuts de l’écrivaine et de sa
singulière entrée en littérature, elle qui ne signa ses livres de son seul nom,
Colette, qu’à partir de 1921.
Les mondes fictifs qui composent l’œuvre de
Colette tendent à se présenter aux lecteurs comme réels, tant ils font écho à
ceux que traversa Colette assidument occupée à vivre autant qu’à écrire.
Miroirs, fictions, avatars, autofiction dessinent autant de doubles qui
viennent mettre en abyme cette création littéraire.
Exposer l’œuvre d’une vie
Colette a laissé une œuvre profuse, écrite tout au long de
la première moitié du XXe siècle. Sa liberté de ton et de mouvement, sa
largesse d’esprit ainsi que son écriture singulière, d’une grande attention à
tous les mouvements de la vie, lui ont donné la faveur du public.
Elle incarne
en outre une forme d’indépendance rare pour une femme de cette époque, dont son
œuvre littéraire se fait largement l’écho. Ses lectrices notamment, comme
Simone de Beauvoir, ont trouvé dans ses textes – fiction, journalisme, essais –
le tableau sans fard d’une condition féminine diverse, abordant sans crainte, à
contre-courant de la bienséance, les questions les plus sensibles comme celles
du désir ou de la maternité.
L’attention à soi s’est toujours accompagnée chez Colette
d’une exceptionnelle ouverture au monde extérieur, conformément à l’injonction
de sa mère, « Regarde ! », qui donne son titre à un beau livre
illustré par Maturin Méheut. La
présence de la faune et de la flore se voit
associée au sein de l’exposition
à des œuvres d’André Dunoyer de Segonzac, de Raoul Dufy,
d’Émilie Charmy et de Louise Hervieu. Mais
Colette est aussi l’emblème d’une liberté chèrement
acquise par l’indépendance
financière que procure le travail.
C’est ainsi avec
une attention également acérée que l’écrivaine dépeint ceux dont elle partagea
un temps le quotidien, les figures de L’Envers du music-hall (1913), livre dont
le manuscrit présenté dans l’exposition est accompagné de nombreuses
photographies de scène, ainsi que de tableaux de Marie Laurencin et de Kees Van
Dongen.
Repoussant les frontières de la littérature, l’intense
activité journalistique de Colette, accompagnée de nombreux extraits de films,
donne pour sa part à voir, à rebours de ses prises de position apolitiques, une
autrice très sensible aux évolutions sociales et techniques ainsi qu’aux
soubresauts de l’histoire.
Commissariat
Commissariat
Émilie Bouvard, historienne de l’art, directrice des
collections, Fondation Giacometti
Julien Dimerman, conservateur, responsable de la
Bibliographie de la littérature française au département Littérature et art,
BnF
Laurence Le Bras, conservatrice en chef, cheffe du service
des Manuscrits modernes et contemporains au département des Manuscrits, BnF
https://www.bnf.fr/fr/agenda/les-mondes-de-colette