domingo, 24 de septiembre de 2017

SATOSHI SAÏKUSA



Satoshi Saïkusa est né au Japon en 1959, il vit et travaille à Paris depuis le milieu des années 1980. Apprécié pour ses compositions méticuleusement travaillées et mises en lumière, Satoshi Saïkusa règle chaque prise de vue dans le moindre détail à la manière du metteur en scène cherchant l’instant parfait. Depuis une dizaine d’années, l’artiste se consacre à divers projets dans lesquels la nuit, la mémoire et la fragilité de l’existence reviennent de manière récurrente, nous éclairant sur ses propres préoccupations. A travers ses natures mortes, portraits d’artistes ou de yakusas, ou même ses nus, le concept bouddhiste d’impermanence de l’être semble engager un dialogue incessant avec celui de memento
mori.
Satoshi Saïkusa was born in Japan in 1959. He's been living and working in Paris, France since the mid-1980s. His artistic practice is characterized by meticulous compositions, carefully planned and adjusted like filmmakers seeking for the perfect moment. During the last decade, he has developed personal projects in which the themes of night, memory and the fragility of being appear recurrently. Whether he works on series of nudes, of still lives or portraits of artists, dancers, yakuzas, the Buddhist concept of impermanence seems to dialogue incessantly with that of memento mori.

http://www.da-end.com/satoshi-saikusa/

EXPOSICIÓN GRANADOS, DE PARÍS A GOYA

De 21.09.2017 hasta 20.05.2018
La exposición reivindica la vertiente más innovadora y modernista del compositor Enric Granados
 Desde los años de estudio en París hasta las últimas composiciones inspiradas en Goya, la vida y la obra de Enric Granados (1867-1916) fue un recorrido literario y pictórico. Su música era poética y plástica, llena de imágenes sorpresivas y de descripciones líricas. En el 150è aniversario de su nacimiento, la exposición celebra el artista moderno, el músico que leía, el pianista que pintaba, el compositor de gestos delicados que se hizo escuchar en Barcelona y en Nueva York.


La muestra invita a entrar a un estudio de artista, el espacio donde objetos e ideas se mezclan en favor de la creación. El momento en que Granados llega a París en 1887 es el punto de partida de este viaje que se estructura en siete ámbitos: París, Teatro, Dante, Liliana, Tartana, Gesto y Goya. Cada etapa permite al público descubrir la conexión de Granados con las vanguardias culturales europeas y reivindica el vínculo del compositor con el Modernismo.
A través de partituras y documentos originales del compositor como cartas, fotografías y borradores los visitantes se pueden sumergir en el ambiente de los museos que Granados acostumbraba a visitar y los talleres de artistas que tanto le gustaban. Unos ambientes que se refuerzan con los olores característicos de cada bloque como la linaza del taller o los limoneros que lo acompañaban a la cabaña desde donde compuso parte de la ópera Goyescas.


Los fondos que se pueden ver incluyen también algunas reproducciones encargadas especialmente para la muestra que se han conseguido gracias a la colaboración con instituciones de alto nivel, internacionales, nacionales y locales, como la Bibliothèque Nationale de France, los museos de Orsay y Carnavalet de París, Museo de Prado, Biblioteca de Catalunya, Filmoteca de Catalunya, Archiu Fotogràfic de Barcelona, Museu d’Art Jaume Morera de Lleida y el mismo Museu de la Música de Barcelona.


http://ajuntament.barcelona.cat/museumusica/es/exposicions/granados-de-paris-a-goya

NISSIM DE CAMONDO ET LA GRANDE GUERRE 1914-1917


du 21 septembre 2017 au 11 mars 2018
Les Arts Décoratifs célèbrent le centenaire de la disparition de Nissim de Camondo, fils du comte Moïse de Camondo, pilote aviateur mort glorieusement en combat aérien le 5 septembre 1917 à l’âge de 25 ans. À l’occasion de cet anniversaire, un bel ouvrage et une exposition retracent ses années passées au front, à travers sa correspondance et son journal de campagne. Le fonds d’archives exceptionnel du musée Nissim de Camondo, composé de documents, lettres et photographies inédites, permet de faire revivre le souvenir du jeune combattant, tout en apportant un témoignage précis et vivant sur la guerre telle qu’il l’a vécue.
Éminent collectionneur d’art décoratif du XVIIIe siècle, issu d’une famille de banquiers israélites ayant quitté Constantinople pour s’installer à Paris en 1869, le comte Moïse de Camondo fait bâtir à la veille de la première Guerre mondiale une magnifique demeure, 63 rue de Monceau, pour y présenter ses œuvres d’art. À la suite de la mort de son fils auquel il destinait son hôtel et ses collections, il décide en 1924 de les léguer à l’État français à travers l’Union centrale des Arts décoratifs (aujourd’hui Les Arts Décoratifs) afin d’en faire un musée portant le nom de ce fils trop tôt disparu et d’honorer sa mémoire.


Nissim et Moïse de Camondo dans le jardin de l’hôtel, 1916
© Photo Les Arts Décoratifs, Paris

La publication relate ses trois années de guerre ; jour après jour, mois après mois, Nissim de Camondo écrit à ses proches pour leur raconter son combat. Conservées dans les archives du musée, les lettres qu’il envoie à son père et à sa sœur sont aussi révélatrices de sa personnalité. Courageux, patriote, il n’hésite pas à accomplir des missions de reconnaissance périlleuses, comme observateur dans l’aviation pendant la bataille de Verdun, puis plus tard comme pilote. Ses excès de bravoure lui coûteront la vie. Sa correspondance qui dévoile son affection pour les siens, trouve un complément dans son journal de campagne scrupuleusement tenu.
Ce dernier permet de le suivre du front belge à la Lorraine, en passant par Verdun, le Chemin des Dames et la bataille de la Somme.
D’abord cavalier au 3e régiment de hussards, Nissim se distingue par son courage et son enthousiasme : il perçoit la guerre comme un jeu.
Mais à l’engouement des débuts, succède en 1915, la prise de conscience de l’horreur de cette guerre. Affecté au 21e régiment de dragons, il devient mitrailleur dans l’infanterie et combat de manière éprouvante durant de longs mois dans les tranchées.

Le lieutenant pilote Nissim de Camondo aux commandes d’un avion Dorand, 1917
© Photo Les Arts Décoratifs, Paris

En proie au découragement et à l’impuissance devant l’horreur, il demande son détachement dans l’aviation. En 1916, il est affecté à l’escadrille 33 en qualité d’observateur. Puis il prend ses premières leçons de pilotage. Promu lieutenant en juillet 1916, son brevet de pilote est homologué en novembre de la même année. Chargé du service photographique au sein de l’escadrille 33, il survole les lignes ennemies et réalise un nombre considérable de missions photographiques.
En juin 1917, au sein de l’escadrille 33, les avions biplan Dorand AR 1 remplacent le modèle Farman F.40 jugé obsolète. C’est à bord de ce nouvel appareil que le lieutenant pilote aviateur Nissim de Camondo et le lieutenant observateur Lucien Desessard partent en vol de reconnaissance au-dessus du territoire ennemi dans la matinée du 5 septembre. Ils ne rentreront pas de cette mission.

Le lieutenant Nissim de Camondo dans la cour de l’hôtel, 63 rue de Monceau. 1916
© Photo Les Arts Décoratifs, Paris
L’exposition qui accompagne cette publication invite à découvrir la vie de Nissim de Camondo entre 1914 et 1917, à travers un choix de lettres et cartes postales envoyées principalement aux siens, son journal de campagne, sa correspondance avec son amante Renée Dorville, ses citations à l’ordre de l’armée ainsi que divers documents tels que cartes d’état-major, ordres de missions, articles de presse, photographies et vues stéréoscopiques.

C’est aussi l’occasion de découvrir ou redécouvrir le musée Nissim de Camondo, lieu d’exception, expression du goût le plus raffiné pour l’art de vivre du XVIIIe siècle, dont la création trouve son origine même dans le sacrifice glorieux du fils charmant et tendrement aimé du comte Moïse de Camondo.


http://www.lesartsdecoratifs.fr/francais/musees/musee-nissim-de-camondo/actualites/actuellement/exposition/nissim-de-camondo-et-la-grande-guerre-1914-1917/

THE EROTIC ARTIST WHO BECAME THE QUEEN OF BOHEMIAN NEW YORK BY ALEXXA GOTTHARDT

Clara Tice, Nude with Butterfly, n.d. Courtesy of Francis Naumann Fine Art.
When the artist Clara Tice first showed her nudes—paintings and drawings depicting the sinuousness and lyricism of the human form—she wasn’t expecting to make enemies.
It was March 1915, and members of Tice’s bohemian Greenwich Village community had organized an exhibition of her work at one of their preferred watering holes: Polly’s Restaurant. While the show began as an early outing of a young, unknown artist, it became an overnight sensation when it caught the eye of Anthony Comstock, the head of the Society for the Suppression of Vice, a morality squad backed by the YMCA and other moneyed donors interested in moral reform.
(The group sought to eradicate “every obscene, lewd, or lascivious book, pamphlet, picture, paper, writing, print or other publication of an indecent character” in New York City.)
In a surprise raid, Comstock—nicknamed “Simon Pure” by those he targeted—attempted to seize Tice’s nudes. Luckily, the artist’s friends had gotten wind of the impending crusade and removed the artworks just an hour before Comstock could snatch them away and add them to his “unrivaled collection,” as Tice sarcastically referred to his trove of confiscated works. The next day, Tice and her risqué work were the talk of downtown Manhattan.
“Clara liked to say that Comstock was her best publicist,” Dada scholar and dealer Francis Naumann tells me, as we flip through Tice’s unpublished autobiography. Naumann and his wife, fellow scholar Marie T. Keller, have written extensively on Tice, and are two of several champions of the late artist, who was all but written out of history books until recently (along with other female Dadaists, like Beatrice Wood and Mina Loy, who worked alongside Marcel Duchamp in the early 1900s).


“Most women who were part of the New York Dada group were pushed off into the periphery of scholarship,” continues Naumann. “It’s hard to believe, given what a sensation Tice’s work was in her time.”
Tice was born in 1888 in Elmira, New York, on the border of Pennsylvania, but not long after, she moved to New York City with her family. She grew up above the lodging house for homeless children where her father worked, and was raised primarily by her good-humored, liberally-minded mother, who encouraged Tice’s creative instincts from a young age.
Thanks to her parents’ laissez-faire, progressive approach to child-rearing, as Keller points out in her essay on Tice in Women in Dada: Essays on Sex, Gender and Identity (1998), the budding artist “encountered none of the familial obstacles usually imposed upon a young woman of that time eager to pursue an artistic career.” By her late teens, Tice had enrolled in Hunter College, but she left after celebrated painter Robert Henri accepted her as one of the rare female students he took under his wing.
In Henri’s Greenwich Village school, Tice began to develop the fluid style she became known for, depicting female and male nudes and other lively, rhythmic creatures like birds, afghans, and butterflies that filled her bohemian life. When Henri and several other established artists of the day organized the first exhibition of Independent Artists in 1910, Tice showed a whopping 21 works. But it wasn’t until the 1915 exhibition at Polly’s, and the controversy it stirred, that Tice skyrocketed to New York fame.


While Tice admitted that she worried “a bit over Mr. Comstock’s pronouncement of my work as ‘obscene,’” she was generally unfazed by criticism—and responded with typical gusto, wit, and her wry sense of humor. “I have never heeded academics and critics with their set rules and formulas attempting to limit the freedom of the artist, forcing him to follow the ‘old masters,’” she wrote in her autobiography.
In response to Comstock’s crackdown, she and gallerist Guido Bruno also organized a performative mock trial in which Tice would be “tried and therefore acquitted of the charges of having committed unspeakable, black atrocities on white paper, abusing slender bodies of girls, cats, peacocks, and butterflies,” as the delightfully sarcastic announcement for the event, written by Tice, stated.
News of the performance was also published, along with reproductions of Tice’s nudes, in the then-budding magazine Vanity Fair, whose editor, Frank Crowninshield, had become a passionate fan of Tice’s work and later anointed her “the queen of Greenwich Village.”…….

https://www.artsy.net/article/artsy-editorial-erotic-artist-queen-bohemian-new-york

sábado, 23 de septiembre de 2017

COLLECTING GUIDE: ART NOUVEAU JEWELLERY

Our panel of experts appraises the movement, its influences and some of its greatest designers, from Lalique to Fouquet  — illustrated with superb pieces from the largest collection of Art Nouveau jewellery ever to come to auction
Art Nouveau was a brief moment (c. 1890-1910), which had a lasting impact on jewellery design and many other arts. It was a completely new style based on original ideas, innovative materials and entirely different design principles. In reaction to increasingly machine-made, mass-produced jewellery, free-floating forms from the natural world were explored as never before.
Great artist-jewellers such as Georges Fouquet and Henri Vever chose semi- and even non-precious materials for their creations, and standout pieces from the period are treasured for their originality and design excellence rather than the intrinsic value of their materials.


The undisputed master of this genre, however, was René Lalique (1860-1945), whose oeuvre embodied the very essence of French Art Nouveau. His use of exotic and often fragile materials, particularly moulded glass and enamel, was revolutionary, as was his choice of iconography.
Here, a panel of leading experts dissect the movement, its influences and some of its greatest designers, including Lalique, Georges Fouquet, Henri Vever, Eugène Feuillâtre, Léopold Gautrait, and Lucien Gaillard.

When was Art Nouveau at its height?

Michel Perinet, legendary Parisian gallerist who was the first to offer rare and important pieces of Art Nouveau and Art Deco jewellery: ‘The movement was rather short-lived, lasting 15 years, from 1898 to the start of World War I. The most beautiful, most creative and most original Art Nouveau objects were only produced over an even briefer period of time: from approximately 1898 to 1906. While René Lalique continued to put out great works after that time, his creations were less innovative and more decorative. Between 1908 and 1910, the taste for cleaner, simpler lines and a proclivity for platinum and engraved crystal gained the upper hand.’

Was Art Nouveau a complete break with the decorative arts of the late 19th century?

Sigrid Barten, author of an acclaimed book on René Lalique: ‘Art Nouveau is an art total — it wholly invaded every art form: jewellery, architecture, painting, music, literature, etc. And it disappeared as suddenly as it arrived. But the years between 1890 and 1910 were artistically very intense, the proof being that we are still talking about it today.

‘In Art Nouveau — as in Japanese art, for instance — there is no difference between the arts majeurs  and the decorative arts. The decorative arts are just as important, if not more so!’

Evelyne Possémé, Head of the Ancient and Modern Jewellery department at Musée des Arts Décoratifs: ‘Art Nouveau is indeed an art total, but one of the greatest triumphs from that era is jewellery, particularly thanks to those such as René Lalique, Henri Vever and Georges Fouquet.’
Sigrid Barten: ‘Lalique’s work is a synthesis of all the arts. The shapes, contours and relief remind me of sculpture, and I find that his use of colour closely resembles that of painting. He pushed the boundaries of his art in his jewellery designs. He introduced new materials, hard or semi-precious stones, ivory, glass — not to mention all kinds of enamel. His palette was much more diverse than that of a painter or sculptor.’

Evelyne Possémé: ‘As Jean Cassou [first director of the National Museum of Modern Art, Paris] said, Art Nouveau is the source of the 20th century. Throughout the 19th century, artisans and designers seemed incapable of going further. They were crushed by a glorious tradition; they dared not innovate; they did not see how they could do better than their predecessors. These artists therefore took a very long time to break free of these shackles.

‘That breaking free really begins with Art Nouveau, in the late 19th century, which emphasised, for instance, the use of the female figure in the decorative arts, inspired by the Renaissance. In the 19th century, creators rediscovered enamel techniques that would prove so important for Art Nouveau jewellery. The influence of nature was rediscovered as well, inspired by ceramicist Bernard Palissy and goldsmith Benvenuto Cellini.’

What else influenced Art Nouveau jewellery design?

Sigrid Barten: ‘Literature was very important for all artists at that time. Charles Baudelaire’s The Flowers of Evil, for instance, played a key role — those poems reflect the sensitivity of the Art Nouveau era. Music was also very important to Lalique: he loved Richard Wagner.’

And who were the pieces designed for?

Michel Perinet: ‘Art Nouveau was not intended for mere mortals, especially when it came to the jewellery. Originally, the women who ordered and wore these pieces were actresses like Sarah Bernhardt (1844-1923), grandes cocottes  like La Belle Otero (1868-1965) and some worldly socialites like Countess Grefulhe (1860-1952). The general public eschewed it.’

Sigrid Barten: ‘At first, Lalique did not work under his own name and designed mostly for the major Parisian jewellery houses. He then designed Sarah Bernhardt’s stage jewellery for the theatre. It must be remembered that, at that time, Art Nouveau was an innovative artistic movement reserved for the Parisian intelligentsia.’


Were these very intricate, delicate-looking pieces designed to be worn?

Sigrid Barten: ‘Whether Lalique was producing magnificent creations for private collectors, designed for showcase display, or smaller jewellery pieces, all these items could be worn! None were rigid, and they were almost invisibly supple. He thought first and foremost of the person who was to wear the piece — the creation is always soft against the skin, with the reverse as beautiful as the front.

‘As well as pieces for Sarah Bernhardt, Lalique also produced jewellery for Julia Bartet (1854-1941), an actress with the Comédie Française. He designed these pieces using very lightweight materials, such as aluminium, so that they could be worn on stage for hours at a time.’

Michel Perinet: ‘Jewellery from the great Art Nouveau creators, like Lalique, Fouquet and Vever, is very robust and solidly built. Yes, Fouquet made daintier jewellery by using less metal, but that was a strategic choice to make those designs easier to wear.’

Lalique was greatly influenced by the symbolism of plants…

Sigrid Barten: ‘Yes. Ivy, for example, is an ancient symbol of fidelity and longevity. It grows everywhere and stays green, summer and winter. Thistles, while being very beautiful plants, are also covered with thorns. In my view, when Lalique uses them, it may convey other messages, such as “Keep your distance”. This also applies to hawthorns, roses or brambles.

‘This symbolism is not found in all the jewellery designs or with all the plants depicted, but the symbolic tendency is conspicuous. Lalique’s jewels were not merely decorative — they had meaning, even if that meaning can be difficult to interpret.


http://www.christies.com/features/Art-Nouveau-jewels-collecting-guide-8546-1.aspx?sc_lang=en&cid=EM_EMLcontent04144A04B_0&cid=DM125603&bid=103931770

RUEDA PRENSA POR LOS 50 AÑOS DE LES LUTHIERS, EN CASA AMÉRICA, 19 DE SEPTIEMBRE, 2017.

El veterano conjunto argentino Les Luthiers acaba de presentar en Casa de América su nueva gira ¡Chist! Antología, una recopilación de lo mejor de su repertorio. "El balance de todos estos años es increíble, cuando empezó esto nadie creía que un espectáculo así durase", confiesan Horacio Turano y Martín O'Connor, dos de los actuales miembros del grupo.



En la actualidad Les Luthiers son: Horacio Turano, “Tato”, Carlos Núñez Cortés, Marcos Mundstock, Jorge Maronna, Carlos López Puccio y Martín O'Connor. El llorado Daniel Rabinovich, uno de los miembros más activos de estos “payasos elegantes”, como ellos mismos se definen, falleció en agosto de 2015. Sus compañeros todavía intentan superar el duelo que les causó su desaparición, igual que el cercano abandono del conjunto de Carlos Núñez Cortés, que, con 75 años cumplidos, ya desea descansar. “Pero para para eso está el diván…” agregan convencidos.
Casa de América, ubicado en el onírico Palacio de Linares, poblado de leyendas, misterios y fantasmas, esos mismos sobre los que me preguntan los integrantes de Les Luthiers, subiendo en el ascensor a su rueda de prensa, es el hogar habitual para todos aquellos que provienen o se ocupan del territorio americano, tan ligado a España por diferentes motivos a lo largo de la historia pasada y presente. Creadores, artistas, diplomáticos y políticos, ciudadanos del mundo, tienen allí un lugar hermoso donde comunicarse y crear. Un espacio ideal.
Es un consorcio creado en 1990 e integrado por el Ministerio de Asuntos Exteriores, a través de la Secretaría de Estado para la Cooperación Internacional y para Iberoamérica, la Comunidad de Madrid y el Ayuntamiento de Madrid.
¿Y cuál es la clave del éxito de Les Luthiers, visitantes ocasionales de la capital madrileña?" Nunca hemos caído en la tentación de ir a lo fácil, como pasa ahora con el humor", aseguran. Todo ello les ha llevado a recibir el Premio Princesa de Asturias de Comunicación y Humanidades 2017, el próximo mes de octubre, que para ellos supone un "gran reconocimiento".

El protocolo, que permitió a un representante de la Fundación del premio viajar expresamente  a Buenos Aires para explicarles la ceremonia, los dejó sin habla. Hacía diez años que estaban propuestos para el galardón, pero todo llega.
Les Luthiers son famosos por su capacidad lingüística y filológica, su trabajo corporal refinado para el humor “que no es lo mismo que el humorismo destacan”, sus juegos de palabra, el doble sentido, la parodia inacabable. Tienen un talento natural y un don para manejar e inventar todo tipo de instrumentos y planean y bucean a la vez sobre todo el repertorio de la música clásica, los estilos, las épocas, los compositores.
Cuando les pregunté en la rueda de prensa por la importancia de este repertorio clásico en su trayectoria, me contestaron tres de ellos con mucho interés y terminamos riéndonos juntos, cuando les dije, “La música clásica y dentro de ella, la ópera…todavía me acuerdo de aquel imborrable “voglio intrare per la finestra…”, “que tenía algo de Rossini”, aclaró Carlos López Puccio.
“Una de nuestras características es que no hacemos humor de temas locales, es un humor de temas generales fuera del tiempo para que perdure …”, El humor forma parte de la zona luminosa de la vida”, confiesa Marcos Munstock, que siempre se toma muy en serio, no solo su condición de Luthier (luthier), sino también las circunstancias de esta peculiar rueda de prensa madrileña.
Les Luthiers están ya de gira por España, con ¡Chist! Antología, con la que estuvieron en Sevilla y, desde el día de la rueda de prensa en Casa América  hasta el 24 de septiembre en el Palacio Municipal de Congresos en el Campo de las Naciones, para seguir a continuación a Salamanca (Centro las Artes Escénicas y de la Música, 26 y 27 septiembre) y Mérida (Teatro Romano, un sitio arqueológico verdaderamente excepcional, el 29 septiembre). Un espectáculo de dos horas, recordando su trayectoria de cinco décadas y los gags que se han convertido hace tiempo en patrimonio universal de la lengua española (y otras), pero incorporando nuevos hallazgos.

No hace faltar recordar a sus seguidores, algunas de sus obras más conocidas, ahora en la antología que se presenta, como La hija de Escipión, La bella y graciosa moza marchóse a lavar la ropa, El bolero de los celos, Manuel Darío o Por humor al arte.
Last but not least, después de la conversación con los medios y las fotos en los jardines de casa América, una maravillosa tarta de chocolate con un fondant muy porteño y unas copas, en uno de los maravillosos salones del Palacio de Linares, que hicieron las delicias de la prensa, no siempre acostumbrada a estos agasajos. Lo único que se echó en falta, dada las circunstancias y los invitados especiales argentinos, es, ¡ el dulce de leche para la tarta de chocolate!.
Alicia Perris


https://www.youtube.com/watch?v=IKCdQji1Etk&feature=youtu.be

PREMIO FORMENTOR DE LAS LETRAS 2017 ALBERTO MANGUEL RECIBE CON "ENORME RESPONSABILIDAD" EL FORMENTOR 2017

El escritor Alberto Manguel en una visita reciente a Barcelona. ANTONIO MORENO
 EFE
El escritor será reconocido el 22 de septiembre en Mallorca por "una de las más lúcidas indagaciones en la historia orgánica de la biblioteca universal"
El escritor argentino-canadiense Alberto Manguel dijo ayer a Efe que es una «responsabilidad enorme» haber sido galardonado con el Premio Formentor de las Letras 2017, que acepta con «honor» porque premia su defensa de la lectura y por el respeto que le infunden los galardonados en anteriores ediciones.«Supone una sorpresa, una responsabilidad enorme y (...) supone tener un poco la arrogancia de aceptarlo cuando uno sabe quiénes son los otros ganadores del premio», declaró el actual director de la Biblioteca Nacional de Argentina poco después de que Basilio Baltasar, miembro del jurado del Premio, le comunicase la noticia.El galardón se concedió en una primera etapa desde 1961 a 1967 impulsado por la editorial española Seix Barral, y, en dos categorías, reconoció a célebres autores como Jorge Luis Borges, Samuel Beckett y Jorge Semprún.En 2011 volvió a concederse y desde entonces han sido premiados los escritores Carlos Fuentes, Juan Goytisolo, Javier Marías, Enrique Vila-Matas, Ricardo Piglia y Roberto Calasso.Consciente de lo que supone ver su nombre asociado a estos «grandes escritores», Manguel (Buenos Aires, 1948), que ha publicado tanto en español como en inglés, es escritor, traductor y editor, acepta «el honor» de ser homenajeado porque en la concesión se menciona su defensa de la lectura.«Y no voy a negar que defiendo la lectura. Para los jóvenes y los adultos», reconoció.Entre otros aspectos, el jurado reconoce el conjunto de su obra como «una de las más lúcidas indagaciones en la historia orgánica de la biblioteca universal», así como su «atención especial» a la importancia de la lectura para las jóvenes generaciones.«No olvidemos que los jóvenes que leen y los que no leen están en el contexto de la sociedad que les dejamos, y los adultos tenemos una responsabilidad, que es la del ejemplo. Si no tenemos la pasión de la lectura, no la vamos a poder comunicar a los lectores futuros», añadió.El autor, que en noviembre de 2016 fue elegido académico de número de la Academia Argentina de Letras, donde era miembro correspondiente desde julio de 2013, fue también reconocido porque gracias a su obra se recuperará «el respeto que el libro merece como artefacto inteligente».Consultado por la gran oferta que puede generar la literatura en formato digital, Manguel fue tajante. «El libro digital, con miles de propuestas, no es diferente de una biblioteca cualquiera. Nos hace esa misma oferta múltiple y lo que sucede es que nos sentimos con una responsabilidad distinta ante un artefacto que ante una biblioteca», consideró.En el mismo sentido, señaló que «la angustia de saber que hay miles de textos (...) es la misma que la de un niño en una confitería, donde uno le dice al niño 'puedes comer todos los chocolates que quieras'. Eso termina en no digestión», remató.De la calidad de la literatura actual, el escritor, en cuya biografía destaca la especial relación personal e intelectual que mantuvo con Jorge Luis Borges, afirmó que las obras que se producen necesitan un tiempo para «asentarse» y educar a sus lectores futuros.«Las grandes obras no son de consumo inmediato, son como esos platos que necesitan un momento de reposo antes de consumirse con su pleno sabor», argumentó.En cuanto a sus proyectos de futuro, además de acudir a recoger el Formentor de las Letras, que se entregará en septiembre en las Conversaciones Literarias de Formentor (Baleares, España), Manguel fue tajante.«Tengo entre manos la Biblioteca Nacional de Argentina, que es un gran honor pero me ocupa 24 horas por día, siete días a la semana. No puedo hacer otra cosa que concentrarme en esta administración», concluyó.

http://www.elmundo.es/baleares/2017/05/30/592da6bf46163f5b738b45f9.html