Puissance culturelle majeure, la Corée du Sud modèle désormais les tendances et inspire une génération globalisée.
Au sommet de cette vague, la K-Beauty impose une approche holistique de la beauté, typiquement coréenne, et établit une véritable esthétique. Dépassant la simple cosmétique, elle forge de nouvelles normes ainsi qu’une imagerie marquante et singulière.
Réunissant des chefs-d’œuvre issus des collections du musée Guimet et de grandes institutions sud-coréennes (peintures, photos, publicités, robes et accessoires de beauté du 18e siècle à nos jours) l’exposition « K-Beauty » en décrypte les codes et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire, entre équilibre et vertu, naturel et sophistication.À la fin du 18e siècle, la Corée dominée par le courant néo-confucianiste célèbre une esthétique féminine particulière : vêtements fluides, peau pâle, maquillage et coiffures raffinées.
Les
peintres qui immortalisent ces beautés, dont Shin Yun-bok, participent à
l’élaboration d’un patrimoine visuel qui influence durablement la culture
populaire coréenne. Cette culture raffinée, où les cosmétiques puisent
dans la pharmacopée traditionnelle, lie beauté, harmonie et équilibre
intérieur.
Han Youngsoo (1933-1999), Myeongdong, 1958, Séoul, Fondation Han Youngsoo © Han Youngsoo
Marqué par des dominations et influences étrangères
successives, le 20e siècle en Corée voit l’émergence de codes esthétiques
nouveaux. Photographie, cinéma et industrie cosmétique naissante diffusent
et ancrent ces nouvelles normes tandis que le « miracle économique coréen
» met patrimoine, art et cosmétique au cœur du discours culturel.
Dès les années 2000, la Hallyu (la vague coréenne) consacre
le soft power sud-coréen : la K-Beauty, mêlant tradition et innovation,
marque le cinéma, la mode, la littérature mais aussi la K-Pop, et
conquiert le monde entier.
La manche rouge © Dopamine, CreativeSUMM, Mikang
Kang/ Haksan Publishing Co.,Ltd. © Éditions Albin Michel pour l’édition
française, département bande dessinée, 2024
À travers cette exposition, les visiteurs découvriront
comment s’est consolidée une esthétique proprement coréenne, dont certains
canons - forgés depuis le royaume du Joseon tardif (1392-1910) - ont
conservé leur attrait jusqu’à nos jours et ont fait l’objet d’hommages et
de nombreuses relectures. « K-Beauty » met en lumière l’évolution mais
aussi la pérennité du concept de beauté coréenne, de la seconde moitié du
18e siècle au monde contemporain globalisé.
Commissariat :
Claire Bettinelli, musée Guimet
Claire Trinquet Soléry, musée Guimet
Image : Accessoire capillaire, Donation-Lee-Young-hee ©GrandPalaisRMN (Musée Guimet, Paris),ThierryOllivie
Mazeppa Palazzetyto Bru Zane
MÜNCHNER RUNDFUNKORCHESTER
CHOR DES BAYERISCHEN RUNDFUNKS
Tassis Christoyannis Mazeppa
Nicole Car Matréna
Julien Dran Iskra
Ante Jerkunica Kotchoubey
Paweł Trojak L'Archimandrita
'Il soggetto di Mazeppa ha ispirato MIo Clémence de Grandval per scrivere una partitura davvero straordinaria, il cui successo causerà scalpore nel mondo musicale.' Fu con queste parole lusinghiere che la stampa accolse la prima dell'opera in cinque atti di una delle compositrici più frequentemente eseguite nella Francia della fine del XIX secolo. La sua carriera fu regolarmente segnata da recensioni lusinghiere e successi duraturi, che spaziavano da tutti i generi, dalla musica da camera all'oratorio e all'opera.
Tuttavia, Mazeppa, sebbene considerata opera testamentaria, non godette dell'onore di una prima all'Opéra di Parigi e dovette ricorrere a Bordeaux per raccogliere i frutti della gloria. Modello di concisione, questa potente e drammatica opera racconta in poco più di due ore l'apoteosi e la caduta del generale cosacco Ivan Mazeppa, un fuggitivo nell'Ucraina devastata dalla guerra. Si prevedeva che l'opera avrebbe avuto una lunga carriera, ma la successiva evoluzione del linguaggio musicale della Belle Époque, seguita dalla morte del compositore, fece sì che Mazeppa sprofondasse nell'oblio per più di un secolo. Era giunto il momento che il suo eroe tornasse in sella.
Registrato il 17 e 19 gennaio 2025 al Prinzregententheater di Monaco (Germania).
Éditions Choudens – Revisione: Palazzetto Bru Zane.




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